Je pense trop ! (que je viens d’une autre planète)

Hello mes amis

J’annonce la couleur, cet article se base sur le livre « Je pense trop » de Christelle PetitCollin dont voici le résumé :

« Qui pourrait penser qu’être intelligent puisse faire souffrir et rendre malheureux ? Pourtant, je reçois souvent en consultation des gens qui se plaignent de trop penser. Ils disent que leur mental ne leur laisse aucun répit, même la nuit. Ils en ont marre de ces doutes, de ces questions, de cette conscience aiguë des choses, de leurs sens trop développés auxquels n’échappe aucun détail. Ils voudraient débrancher leur esprit, mais ils souffrent surtout de se sentir différents, incompris et blessés par le monde d’aujourd’hui. Ils concluent souvent par :  » Je ne suis pas de cette planète !  » Ce livre propose des cours de mécanique et de pilotage de ces cerveaux surefficients. »

J’en ai parlé à plusieurs reprises de ce livre, je sais qu’il fait écho à pas mal de personnes qui me suivent, et je me décide donc de faire un article, et j’aimerais également en faire une vidéo mais il y a tellement à dire, et mon cerveau part tellement dans tous les sens, comme expliqué dans ce livre, que forcément c’est difficile !

Pour commencer, cet article peut vous intéresser si vous aussi vous vous êtes toujours dit ce genre de phrase :

« –Je pense trop.
–Mes proches me disent que je suis compliqué(e) et que je me pose trop de questions.
–Dans ma tête, ça ne s’arrête jamais. Parfois, je voudrais débrancher mon esprit et ne plus penser à rien.

–J’ai l’impression de venir d’une autre planète.
–Je n’arrive pas à trouver ma place.
–Je me sens incompris. »

Je peux vous dire que depuis ce livre, ma vie a changé du tout au tout et j’ai enfin pu réaliser mes rêves.
Nan je déconne !
Ça n’a pas réalisé mes rêves mais je crois que ça va m’aider à avancer en tout cas. Et d’ailleurs c’est déjà le cas.

J’ai pu comprendre comment je fonctionnais et j’ai pu aussi comprendre qu’en réalité j’étais loin d’être conne ou encore pas normale !
Bon alors au fond, je sais que je ne suis pas conne, intellectuellement parlant, j’ai toujours eu de la facilité sans jamais vraiment m’investir, que ce soit à l’école ou dans mes jobs, ce qui m’a d’ailleurs valu quelques médisances pendant mes années lycée… « elle réussira pas son bac, elle vient jamais nanan », bon bilan elles étaient t toutes au rattrapage pas moi. Bien sur je n’ai pas eu de mention, faut pas déconner, j’allais presque jamais en cours, parce que j’étais amoureuse et que l’amour comptait bien plus qu’aller s’ennuyer en cours !. Donc bon, j’ai toujours tout passé, in extremis hein, sans jamais vraiment bossé…Donc quelque part je savais que je n’étais pas conne dans tous les sens du terme en tout cas.

Ce n’est pas à ce niveau là que je me trouvais conne mais plus à ma façon de fonctionner, décalée, et encore à cause du fait de ne pas savoir bien expliquer les choses sans partir dans tous les sens, ou d’avoir parfois des réactions qui m’étonnaient moi-même. « Mais pourquoi j’ai fait ça ? Pourquoi j’ai réagi comme ça ? T’es con ou quoi ! »

Je suis d’ailleurs re-tombée sur ce passage la dernière fois :

« Chez les sur efficients mentaux, il a été noté une sensibilité particulière de l’amygdale cérébrale et un seuil de réactivité particulièrement bas. Peut-être cela est-il du au fait que l’amygdale est en permanence sollicitée par l’hyperesthésie et l’émotivité, donc plus ou moins naturellement en étant de vigilance. Alors, à chaque invasion émotionnelle, une déconnexion mentale se produit. Le cortex préfrontal, siège du raisonnement, donc du raisonnable est mis hors jeu. La réflexion est rendue impossible. Dans ce cas, les sur efficients mentaux peuvent prononcer des mots absurdes ou poser des actes aberrants. Ils en seront les premiers atterrés quand le lobe préfrontal fonctionnera à nouveau normalement. »

Rien que de lire ça, m’apaise parce que je me suis sentie tellement conne par rapport à certaines situations. Combien de fois, je suis en panique et idiote dès qu’une émotion me submerge. Et le pire c’est que je sais qu’il y a un truc qui m’empêche de gérer ça, du coup je comprends mieux également certaines de mes peurs.

C’est d’ailleurs pour ça que j’ai peur de conduire. Elle en parle d’ailleurs dans le livre.

La dernière fois que j’ai conduit, une personne a klaxonné derrière moi, coup d’accélérateur, j’ai fait des zig zag dans tous les sens, sur la route d’en face, parce que émotionnellement j’ai pas supporté ce stress émotionnel. Mis à part ça, je conduis très bien, faut juste qu’absolument rien ne me stress le long du chemin. Alors forcément j’ai peur de conduire parce que ça c’est pas garanti !

Pour en revenir à ce livre,  on parle de surefficience. Ou encore de surdoués, de Zèbres, pour ma part je vais plutôt utiliser le terme « cerveaux droits », les CD.
Au fur et à mesure de cette lecture, j’ai pu reconnaître un paquet de mes comportements, voir tous mes comportements, et plus je tournais les pages, plus je comprenais des choses, des situations, et plus je comprenais pourquoi je me suis toujours sentie en décalage avec ce monde.

C’est rigolo d’ailleurs car on a du me donner le titre de ce livre, des dizaines de fois…et il y a même 5 ans de ça « Tu as lu « Je pense trop » ? » non
Tu as lu « Je pense trop » ? Et des derniers temps, on m’a posé 3 fois la questions en 15 jours. Ok j’y vais. Il n’y a pas de hasard, c’est surement l’univers qui essaie de me transmettre le message !

Alors pas facile de faire un résumé de ce livre, il y a tellement de choses, mais je vais en tout cas parler de ce qui moi m’a tiltée et apaisée le plus (enfin je dis ça, je risque d’oublier ou zappé des tas de trucs puisque TOUT le livre a été une vraie révélation.)

FACON DE PENSER

Déjà, elle parle d’organisation mentale sophistiquée, en arborescence !

Donc en gros t’as une idée qui amène à une autre puis à une autre et encore à une autre puis une autre, ce qui fait qu’en parlant, je ne sais pas moi, de Ginette par exemple, qui a laissé son sac dans le bus, tu te retrouves en une demie seconde à penser à tous ceux qui fabriquent ces sacs qui sont payés un kopeck et donc des inégalités dans le monde et t’en arrives à te demander quel est le sens de cette vie ?
« eh oh !! Tu m’écoutes, Ginette a oublié son sac dans le bus »….Ah oui pardon, mais qui fabrique les bus, pourquoi on appelle-t-on ça BUS d’ailleurs ? »…

Alors quand vous êtes en « mode écoute »  passe encore, mais quand c’est TOI qui doit expliquer quelque chose, c’est là que tu commences à te sentir con :
Tu pars dans tous les sens, avec toutes tes idées qui s’accumulent à 100 à l’heure.

Et en plus tu as ce stress émotionnel qui te fait faire et dire n’importe quoi !
Donc en gros, personne a rien capté à ce que tu voulais dire de super intéressant.

Après ça, forcément, on se sent con et on laisse entrer la voix du saboteur qui nous dit « que tu es con, t’es naze, regarde ce que tu as fait, tu sais pas expliquer un truc, en plus t’es ridicule, de toutes façons on te la toujours dit »…Eh oui car forcément vous pouvez relier cette constatation à vos traumatismes. Et là c’est le carnage pour l’estime et la confiance en soi.

Combien de fois je recommence mes vidéos, je vous le dis en secret entre nous, parfois je mets 3 jours à faire une vidéo toute pourrie, quand je dis toute pourrie c’est juste une vidéo ou je parle de prise de conscience, de trucs pas compliqués puisque je parle de moi, de ce que je vis, donc je connais le sujet, mais non, ça part dans tous les sens, ça dure 45 minutes avec 30mn de vidéo hors sujet. Je peux pas poster ça, ça va ennuyer tout le monde, alors je recommence, je vois le temps qui passe et que j’arrive rien à sortir, ça me stress, je recommence, la voix du saboteur arrive, c’est encore pire. Un calvaire.

Là ou je me reconnais aussi dans cette façon de penser c’est que tout ce qui est complexe me stimule, tout ce qui est simple m’ennuie. Plus c’est simple et plus je suis mauvaise d’ailleurs. J’arrive pas à comprendre pourquoi parfois j’arrive pas à comprendre des trucs simples !!

Petite exemple qui me vient en tête et là c’est à propos de la Zumba alors je pense que ça doit être la même chose que ce soit mentale ou physique, mais ça reste un bel exemple : dès que ça carbure, que les pas vont à 100 à l’heure, je maitrise, j’arrive à enchaîner les pas très vite. Tac tac tac tac tac ! Mais dès que c’est lent, soit par la musique, soit parce que le prof décortique les pas, pas à pas, je me perds et je n’y arrive pas….Je capte pas. Et j’arrive pas à capter pourquoi je n’y arrive pas. Le prof accélère le pas, ça devient donc plus compliqué, et là je gère C’est très bizarre. Ce qui fait pour des trucs très simples, je me trouve conne. Donc si pour des trucs simples, je me trouve conne, c’est que je suis conne ? En réalité, non, de ce que je peux comprendre après avoir lu ce livre !

Un des inconvénients de cette façon de penser, et là c’est super fun, parce que c’est exactement ce que je disais dans une de mes stories il y a quelques jours.

D’un coup j’avais tout plein d’idées en tête, du coup ça m’a fait vibrer dans tout le corps, j’ai eu un moment d’euphorie intense ! J’ai tout vu, toutes les idées assemblées, ce que ça pourrait donner, un truc énorme. Forcément ça va marcher ! Sauf que me connaissant, je sais que derrière ces phases magiques, il y a la phase de déprime qui suit. D’ailleurs je suis dans cette phase, alors pas de déprime, mais de « baissage de bras » par rapport à toutes ces idées que j’ai eu pendant la semaine.

Je vous mets le passage du livre :

« Cette navigation automatique dans les arborescences présente quelques inconvénients. Elle provoque des états d’euphorie et des coups de déprime, aussi brutaux qu’inattendus. Vous pensez « ce serait génial si… » et votre humeur décolle dans l’allégresse d’imaginer la suite. Puis brusquement, au milieu de ces arborescences positives, sans savoir pourquoi ni comment, vous bifurquez vers « Mais il ne faudrait surtout pas que… » et plouf, vous basculez dans les idées noires. C’est pour cela qu’on confond régulièrement les sureffecicients mentaux avec des maniacodépressifs ou qu’on les étiquette bipolaires. Les changements d’humeur peuvent être si rapides et si extrêmes ! De plus, cette pensée va tellement vite que la personne elle-même est la plupart du temps bien incapable d’expliquer ce qui l’a fait passer si brusquement du rire aux larmes. »

Eh oui et combien de fois je suis passée du rire aux larmes, sans comprendre pourquoi. Des sautes d’humeurs, des perceptions différentes de la vie d’un instant à l’autre : la vie est magnifique, la vie est horrible, non elle est magnifique, non horrible, je veux mourir, je veux vivre,…je veux m’éteindre surtout.

Passons à autre chose sinon je vais carrément refaire le bouquin

HYPERSENSIBILITE 

Alors je ne vais pas faire toute la liste, on ne parle pas que d’hypersensibilité là dedans mais tous les Hyper ! Pas hypermarchés non, mais hyper empathie, hypérafféctivité, hyperlucidité, même hyper joie ou hyper tristesse finalement.

Concernant cette partie, quelque chose m’a vraiment soulagée dans le fait que tout le monde ne soit pas forcément comme moi et qui me détend un peu plus du string sur le monde qui m’entoure.

Peut-être vous reconnaissez vous également, en tout cas, j’ai l’impression de tout voir et sentir chez les gens.
Je t’ennuie, je le vois, je t’énerve, je le vois, tu me mens je le vois, tu te moques je le vois, tu es mal à l’aise je le vois, et si tu me trouves conne je le vois.
Bref l’impression de voir tout le comportement de l’autre, par des micro détails que mon cerveau capte !
Ce qui provoque souvent un malaise, déjà, moi j’aime pas sentir/voir tout ça car dès que je capte le truc, l’émotionnel rentre en jeu et je perds tous mes moyens…mais surtout, ce qui me dérange le plus, c’est que je me disais que tout le monde avait la faculté de faire ça, apparemment non, et ouf, car toutes les fois ou quelqu’un m’ennuyait, ou que je trouvais pas sa blague drôle, ou que j’avais envie d’écourter la conversation, eh bien je me sentais super mal à l’aise que lui sente ce que je ressens. Comme j’ai toujours le soucis de ne pas vexer, de ne pas blesser, et comme moi tout me blesse et tout me touche, comment se sortir de ces situations si ce n’est en restant cloitrée chez soi ?

Si je sens ça des gens, forcément tout le monde le sent. Ce qui m’’étonnait quand même c’est que la personne d’en face ne s’en aperçoive pas. Tu le captes bien que tu m’ennuies à mourir là, alors pourquoi tu continues sans jamais jamais t’arrêter ?? Ce genre de trucs me troublait, maintenant je comprends mieux. Les gens ne captent pas forcément ce que tu ressens. C’est d’ailleurs pour ça que parfois je me retrouve embarquée dans des situations.
Moi quand je vois que j’ennuie quelqu’un, eh bien j’arrête, je coupe court, du coup ça arrange la personne en face. Mais moi qui n’ose pas forcément dire les choses, quand la personne en face capte pas le malaise, ça peut être très très très très trop long.

Rien à voir avec le livre mais je repense à quelque chose qui peut-être a un lien. Un ami me disait il y a quelque temps que c’était surprenant car mes yeux passaient constamment d‘un oeil à un autre, à une vitesse grand V, quand j’écoutais quelqu’un, tandis que lui fixait juste un oeil. Est ce que c’est ce qui permettrait de capter tout le langage non verbal de l’autre ? I don’t know.

Du coup le fait de tout capter, mais également tout ce qui nous entoure, eh bien ça cause des malaises, mais aussi des troubles de l’attention.
Perso je n’ai jamais pu vraiment me concentrer, enfin à l’école c’était l’enfer en tout cas, le moindre bruit me faisait déconnecter.
En revanche quand je suis passionnée par ce que je fais, alors là je suis sur la lune, seule, plus rien n’existe, et qu’est ce que ça fait du bien.

Pour continuer dans l’hypersensibilité….moi j’ai passé la moitié de ma vie à ne surtout pas exprimer ou montrer mes émotions. Je me soigne à ce niveau là mais ce n’est pas encore ça.
Parce que montrer ses émotions c’est être faible, fragile alors il faut devenir un roc, ce que j’ai passé la moitié de ma vie a essayer de devenir. Quelqu’un sans aucune émotion.

« Cette hypersensibilité pose beaucoup de problèmes. À l’inconfort d’être impuissant à garder le contrôle s’ajoute l’incompréhension de ses propres mécanismes et la désapprobation de l’entourage. Car, dans notre société, les gens sensibles, émotifs et affectifs sont encore trop souvent considérés comme des gens fragiles, immatures et pulsionnels, donc forcément naïfs, stupides et irréfléchis. La psychologie a même très vite le réflexe de les étiqueter « borderline ».

Si vous faites partie des gens sensibles et émotifs, vous ne le savez que trop ! Votre entourage vous fait sans cesse la morale et vous gronde comme un enfant. C’est stupide de pleurer ou de s’indigner pour si peu. Il ne faut pas prendre les évènements autant à cœur. Il faut s’endurcir. »

Pour finir sur cette partie,

Quelque chose qui m’a fait un bien fou de lire : le fait de donner une âme à toute chose, le fait de s’attacher à tout.

« les surefficients mentaux pensent avec le cœur. Plus exactement, ils ne peuvent pas ne pas penser avec le cœur : tout est forcément teinté d’affectif, même les objets (ces copains qui ont les mêmes électrons !). En raison de cette pensée globale, arborescente et associative, chaque objet est connecté à un vécu.
Du point de vue d’un normopensant, cette façon de penser, c’est du sentimentalisme déplacé ou de la sensiblerie. Prêter une âme à des lieux, des objets, cela peut
même être assimilé à de l’animisme enfantin. L’animisme est un système de pensée qui considère que la nature est animée et que chaque chose y est gouvernée par une entité spirituelle ou âme. Ce n’est donc pas enfantin et c’est la forme primitive de toute religion. Il s’agit donc d’un sens du sacré exacerbé. Pour les surefficients mentaux, toute chose est importante et mérite respect et attention. »

Moi je suis triste pour tout. Mon ours en peluche mal installé, j’ai de la peine pour son dos. Mon ordinateur que je dois ramener parce qu’il bug, j’ai l’impression de le rejeter car il n’est pas comme les autres. Une feuille que j’écrase en marchant, je me dis que je lui ai peut-être fait mal. Bon et les animaux j’en parle même pas. Rien que de les regarder, je pleure d’amour.

Bien entendu quand je dis ce genre de trucs, on me regarde avec des yeux en forme de billes et je me sens de nouveau, un peu conne de penser de cette façon là, ou d’avoir cette sensibilité extrême.
Alors comme je dis plus tôt, j’ai essayé jusqu’à il y a quelques années d’êteindre toutes ces émotions dans tous les sens pour paraitre un peu plus « normale ».

MANQUE D’EGO / MANQUE DE CONFIANCE 

« Le cerveau des surefficients étant régi par l’affectif, aucune situation ne peut en faire abstraction. Les surefficients mentaux ont réellement besoin d’affection, d’encouragements, de chaleur humaine, de contact et même de câlins, d’un climat relationnel serein et positif. Ayant un ego très faible, ils sont maladivement sensibles au jugement d’autrui, qu’ils ne savent pas relativiser et ont en permanence besoin d’être rassurés sur eux-mêmes. »

Vous vous reconnaissez ? Parce que moi à fond !

Alors non seulement quand tu es comme ça de base mais qu’en plus tu as été écrasé, dévalorisé pendant des années, bien sur je fais référence à mes années collège et ce fameux harcèlement, eh bien ça n’aide pas, au contraire ça t’enfonce. Si bien qu’à un moment tu te dis que tu ne pourras peut-être jamais t’en sortir, de cette prison (oui je compare vraiment toutes ces croyances limitantes, cet affreux manque de confiance, à une prison je me suis toujours vue coincée , à l’étroit entourée de murs de briques.)

C’est un sujet que je bosse avec ma coach et que j’ai déjà bossé avec un autre coach il y a quelque temps, un de mes soucis était : « Je ne sais pas me mettre en avant ». Ou encore « si je suis pleinement moi je vais m’en prendre plein la gueule »
Alors quand je parle de se mettre en avant ça veut pas dire faire une photo avec la bouche en cul de poule en demandant à ce que le monde entier regarde ma beauté.
Non c’est juste être moi, dire ce que je pense, plutôt que de m’effacer et me retirer, comme si mon point de vue ne comptait pas. Comme si au fond je n’avais pas forcément le droit d’être là.
Mon projet, mes vidéos, ce n’est pas la première fois que je le dis, mais c’est vraiment une thérapie pour moi. Au niveau de mon image déjà, mais aussi pour récupérer un peu de confiance en moi, voir de quoi je suis capable et oser m’exprimer, exprimer qui je suis ! Sauf que dans mes souvenirs, être moi ne m’a apporté que médisances, jalousies, moqueries, méchancetés. Donc forcément on a plus forcément envie d’être soi si c’est pour récolter ça.

Tout ça pour dire que le manque de confiance, d’ego, effectivement ça me connaît. Et le besoin d’être constamment rassuré, All the time. Et pas qu’une fois mais 500 fois. Je peux poser 500 fois la même question afin d’être sure de quelque chose.
D’ou aussi, ce besoin de perfection constant.

Quoi d’autre ? Pas facile de résumer un livre si intéressant…..ou tout m’interpelle !

LE CERVEAU DROIT

Donc les ‘surefficients’ fonctionnent avec le cerveau droit ! Et non le cerveau gauche qui lui est celui de la logique et bien compartimenté.
Expérience que je  trouve super intéressante et qui nous aide à comprendre le fonctionnement c’est la vidéo ci dessous .

Voyage au delà mon cerveau

« Jill Bolte Taylor raconte comment, lors de son accident vasculaire cérébral, elle a brusquement ressenti intensément ce manque
d’ego, ces besoins d’affection, de douceur et d’encouragements quand son cerveau gauche s’est retrouvé hors circuit et qu’elle a dû fonctionner uniquement avec son hémisphère droit. Pour la première fois de sa vie, elle captait les intentions bienveillantes ou le stress de ses interlocuteurs et elle y était particulièrement sensible. Pour elle, c’était une découverte. Pour les surefficients mentaux, c’est juste leur quotidien. »

Passons à

L’ISOLEMENT

J’ai vraiment l’impression de bâcler les sujets, il y aurait tellement à dire mais bon !

Bien sur dans ce livre on parle d’isolement !

Je me plains souvent de la solitude et en même temps j’aime la solitude, quand je suis seule, je peux être moi à 100% et c’est comme retirer ces murs de briques justement, c’est top, et je suis donc la première à m’isoler, tout en me plaignant de l’être.

Je me suis toujours isolée des groupes déjà, j’ai toujours voulu avoir des groupes de potes, et me sentant à chaque fois mal à l’aise pour diverses raisons, je les ai quittés. Ca me faisait sentir plus mal que bien. Puis finalement au fur et à me sure, je me suis rendue compte que mis à part passer du temps avec des gens soit vraiment intéressants, soit passionnés, soit drôles, je préférais la plupart du temps rester chez moi à me cultiver ou à réaliser mes diverses passions. Dans ces moments là je ne vois pas le temps passer.

Autre chose qui me vient au sujet des conversations des CD : ils aiment les relations profondes, ont du mal avec le superficiel. Forcément quand on parle de groupe, c’est généralement superficiel, des small talks, on ne va pas forcément chercher à connaître les gens en profondeur…Or moi, c’est ce que je recherche dans les relations c’est la profondeur des échanges, et la profondeur de la relation.

D’ailleurs je vous partage ce passage ou je me reconnais tellement dans les relations que j’ai pu avoir, et qui m’ont pour la plupart déçue et rendue triste….ce livre me soulage encore à ce niveau :

« Les besoins affectifs des normopensants (cerveaux gauches) sont beaucoup moins intenses que les vôtres. Les relations de surface que vous considérez comme superficielles leur suffisent et leur conviennent. Ils aiment parler de choses banales et anodines, échanger des lieux communs, partager des idées consensuelles et se retrouver juste pour le plaisir d’être ensemble. Les normopensants aiment le groupe et même la foule. Ils aiment s’amuser et se distraire. Ils n’éprouvent pas le besoin d’élever le débat et de refaire le monde. Inutile de s’ouvrir à d’autres façons de penser quand celle en vigueur vous convient. Au contraire, les idées trop révolutionnaires les choquent et les braquent.

Les normopensants n’aiment pas non plus qu’on parle de soi d’une manière trop introspective, ça remue inutilement les angoisses. C’est uniquement quand ils vont mal, que les normopensants éprouvent le besoin de parler d’eux d’une façon intime. Ils apprécient alors les grandes qualités d’écoute et d’empathie des surefficients mentaux. Dès qu’ils vont mieux, ils reprennent leurs distances et retrouvent le confort et le plaisir d’échanger sur des banalités.

Les surdoués avaient cru se faire enfin un ami intime à travers ces confidences démoralisées et sont bien déçus. Ils en concluent avec aigreur qu’on se sert de eux quand ça ne va pas et qu’on les rejette quand ça va. C’est une interprétation erronée : pour les normopensants, les conversations profondes sont réservées aux moments de déprime. »

Dans tous les cas, je sens que j’ai un peu une phobie sociale, pour toutes les choses citées plus haut.
Le fait de me sentir décalée la plupart du temps, le fait de ressentir parfois des malaises, le fait d’avoir peur de me conduire comme une idiote car submergée émotionnellement, et bien sur, le fait d’avoir peur de m’ennuyer avec des conversations trop superficielles.

Je n’ose pas vexer les gens, toujours la peur de blesser, comme j’ai pu être blessée, ce qui fait que j’ai encore du mal à dire les choses et souvent je me retrouve à subir une situation plutôt que de dire « STOP »…Sur ce point aussi, j’apprends.
Alors je peux me retrouver pendant une heure avec une personne qui m’ennuie, et dans mon corps je sens au fur et à mesure du temps une tension, qui devient de plus en plus insupportable, tout mon corps tremble.
Mais je me vois pas dire « désolée mais cet échange ne m’intéresse plus, au revoir » car forcément, ce n’est pas plaisant à entendre, alors plutôt que de subir ce genre de situations, je préfère ne pas prendre de risque, et donc m’isoler. On est tellement plus tranquille quand on s’isole !

« L’hypersensibilité fait partie d’un tout. Si vous êtes hypersensible, vous avez les qualités de vos défauts et probablement tous les traits de caractère suivants : Vous êtes quelqu’un de bienveillant, d’altruiste et de chaleureux dans vos relations. Avec vous-même, vous êtes exigeant, toujours prêt à la remise en question et capable d’autodérision. La force de votre intelligence est votre ouverture d’esprit, la curiosité, l’humour et une innocence aussi rafraîchissante que créative. Enfin, votre sens de la justice, votre droiture, votre intégrité et votre authenticité sont sans pareilles. Plus vous vous accepterez dans ce que vous êtes, mieux vous arriverez à gérer cette merveilleuse sensibilité. Car la clé pour gérer efficacement son QE est la connaissance de soi. Au fur et à mesure que l’on avance dans cette connaissance de soi, on se comprend et on devient à même de nommer et accueillir ses tempêtes émotion- nelles. Vos émotions deviennent ainsi vos amies et vos guides. »

MANQUE DE SÉROTONINE

Dans ma vie j’ai fait 3 grosses dépressions. Enfin non, j’étais dépressive tout simplement. Je dis 3 grosses dépressions, mais c’était plutôt des rechutes, je retombais dès que j’arrêtais les cachets. Mais je n’avais pas envie de passer ma vie à prendre des cachets. Le médecin m’avait dit à cette époque là « vous avez un manque de sérotonine, vous devrez surement prendre des cachets toute votre VIE »…

Mais non ! Doit bien y avoir un autre moyen pour gérer ces dépressions. C’est là qu’après la 3ème grosse rechute et mon retour d’Inde, j’ai commencé à m’intéresser à la spiritualité, et au développement personnel. Ce qui m’a permis de sortir de ce trou noir. En comprenant ma façon de fonctionner, en comprenant un peu plus le sens de la vie, et du coup ce livre « je pense trop » c’est un peu la cerise sur le gâteau, car ça me permet de comprendre le reste.

Je ne vais pas tout développer malheureusement, ce serait bien trop long, même si je pourrais passer la journée à en parler !!
On parle de personnalité originale également. De la peur constante du rejet, du besoin de se faire aimer. Du vide identitaire, de l’échappée dans le rêve pour fuir à cette réalité, de la construction du faux self pour entrer dans le moule. D’un relationnel difficile que j’ai évoqué plus haut, d’une intelligence dérangeante que j’ai évoqué en tout début d’article également etc etc. Elle fait aussi beaucoup le lien avec l’autisme !

J’avais fait un premier article sur le sujet, que je n’ai pas posté du coup n’étant plus dans la même vibe je l’ai recommencé.

Je l’avais appelé le malheur des zèbres.

Parce que franchement je me suis constamment sentie malheureuse de ne pas fonctionner comme « tout le monde », avec des tas de murs de briques autour de moi.
Je comprends que c’était du en partie à mon passé et ce que j’ai vécu avec cet harcèlement, mais pas que, c’était du également à ma façon de fonctionner, et cet harcèlement était d’ailleurs surement du au fait que je sois différente, car on aime pas la différence.  Et ça me fait d’ailleurs penser à ce livre GENIAL : Le jour ou je me suis aimé pour de vrai, de Serge Marquis. Qui aborde justement la différence et le harcèlement scolaire, et surtout l’ego ! Livre incroyablement touchant !

Donc le fait de comprendre ça, et de comprendre comment fonctionnent les gens avec un cerveau gauche, car on en parle aussi  beaucoup dans le livre mais ce n’était pas le sujet de l’article, eh bien ça change beaucoup de choses, ça soulage, ça aide à se comprendre, à s’accepter, à accepter que tout le monde ne fonctionne pas de la même façon et à ne plus en faire tout un monde de cette différence. Je dirais même que ça permet d’aimer cette différence, ce qui est énorme sachant que c’est quelque chose que j’ai toujours essayé d’enterrer pour paraître le plus normale possible.

Et comme je disais dans ma vidéo de mon année Bilan 2018 je crois en fait que c’est ce bouquin qui m’a permis d’accepter ce coté enfant que j’ai, ce coté créatif, un peu à vivre dans mes rêves aussi.
J’avais du mal à supporter d’être peu « sérieuse », de toujours vouloir rire et prendre les choses à lé légère, aujourd’hui je suis fière et heureuse d’avoir garder ce coté là. Ce qui me complexait se transforme finalement en force chez moi.

Je voulais vous parler de la 3ème partie du livre, c’est à dire des besoins du cerveau droit, mais aussi comment se faciliter la vie avec cette manière de fonctionner. Ce fera l’objet d’un autre article, car là j’ai super mal aux fesses à force d’être assise par terre !! Eh eh

En tout cas il y a des choses que j’ai adoptée et qui me permettent aujourd’hui de canaliser un peu plus, ce dont je vous parlerai lors du prochain article.

A très bientôt !!

 

cecilecl

cecilecl

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2 Comments

  1. cecilecl dit :

    Ton article est bien trop long pour que je le lise mais je suis d’accord avec toi parce que je suis toujours d’accord avec toi, pourquoi je ne sais pas, mais c’est comme ça.

  2. cecilecl dit :

    je vais peut-être m’inventer un nouveau nom WordPress pour faire plein de commentaires. Mais je tairai le nom, cela sera un grand suspens. (Sauf qu’il y a que moi qui écrit des commentaires pour l’instant, du coup je risque d’être démasqué rapidement)

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